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le saviez-vous

Le 12 février marque la Journée de sensibilisation à la santé sexuelle et génésique

D’un océan à l’autre, les Canadiens célèbreront la 8e Journée de sensibilisation à la santé sexuelle et génésique le 12 février 2009, grâce au soutien de la Fédération canadienne pour la santé sexuelle.

Cette journée se veut une occasion pour encourager les Canadiens à prendre en main leur santé sexuelle au moyen de discussions entourant la prise de décisions sur le plan de la santé avec leur entourage et de renseignements sur les pratiques sexuelles protégées, comme le recours à la contraception ainsi que son utilisation adéquate et régulière.

La Journée de sensibilisation à la santé sexuelle et génésique est une excellente occasion pour faire état de la façon dont nous pouvons continuer à motiver la nouvelle génération à être en santé sur le plan sexuel et à inspirer des collectivités à discuter de leur sexualité et à l’exprimer ouvertement.

Vous pouvez commander des affiches de la Fédération canadienne pour la santé sexuelle à admin@cfsh.ca ou en composant le 613-241-4474.

faits a lire en vitesse

Le contraceptif oral ne s’avérerait pas être une cause de gain pondéral, ce qu’on croit couramment à tort.

Des chercheurs ont suivi des groupes de femmes, dont certaines ont recours au contraceptif oral et d’autres non. Ils ont découvert que le même pourcentage de femmes ont perdu ou gagné du poids ou sont demeurées au même poids dans chacun des groupes. La conclusion de cette étude est que certaines femmes prennent du poids, qu’elles aient recours ou non à la pilule.

conseils

 

Publication de nouvelles lignes directrices nationales pour l’éducation en matière de santé sexuelle

L’Agence de la santé publique du Canada a publié la nouvelle édition des Lignes directrices nationales pour l’éducation en matière de santé sexuelle.

Ce document est une ressource précieuse à l’intention des enseignants, des professionnels de la santé et d’autres intervenants prenant part à l’éducation en santé sexuelle et à sa promotion, tant en milieu scolaire que parascolaire. Les lignes directrices offrent également une orientation aux organisations et aux organismes gouvernementaux locaux, régionaux et nationaux cherchant à élaborer et à améliorer les politiques et les pratiques en matière d’éducation en santé sexuelle.

Pour commander des exemplaires des Lignes directrices nationales pour l’éducation en matière de santé sexuelle en français ou en anglais, veuillez communiquer avec le centre de distribution de CATIE à l’adresse suivante : http://orders.catie.ca, ou par téléphone au 1-800-263-1638.

Les Lignes directrices sont disponibles en format PDF à partir du site Web de l’Agence de la santé publique du Canada à www.santepublique.gc.ca/its.

Rubriques

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À L’INTENTION DES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ
Renseigner vos patientes sur les moyens d’éviter les ITS

L’acquisition d’une infection transmissible sexuellement (ITS) est le résultat d’un entrecroisement complexe de la culture, des rôles liés au sexe, de la dynamique des relations et du comportement sexuel. Jane Dimmitt Champion, Ph.D., évalue les interventions auprès des femmes visant à modifier les comportements pouvant entraîner des infections.

Lisez l’article complet intitulé Renseigner vos patientes : Des leçons qui pourraient les aider à éviter des ITS.


Faits saillants dans les nouvelles :

Foire aux questions www.masexualite.ca

Conseils Faits en bref Le saviez-vous?
Faits Saillants

Le DIU en cuivre : une option contraceptive efficace pour les femmes souffrant de maladies du cœur

Les femmes souffrant de maladies du cœur sont confrontées à un risque accru de complications liées à la grossesse, lequel peut être fatal, et ont besoin d’avoir accès à un moyen de contraception sûr, fiable et qui ne renferme pas d’œstrogène. Pour ces femmes, le moyen de contraception privilégié peut être les dispositifs intra-utérins (DIU), mais les cliniciens ont des préoccupations entourant l’infection des valvules cardiaques (endocardite infectieuse) qui comporte un faible risque associé à l’insertion. 

La contraception hormonale combinée n’est pas indiquée chez les femmes souffrant de maladies du cœur, puisque les œstrogènes accroissent le risque de caillots sanguins et leur fait encourir un risque accru d’effets indésirables.

Une étude réalisée en Inde s’est penchée sur l’utilisation du DIU renfermant du cuivre chez 40 femmes ayant souffert de maladies du cœur, 32 d’entre elles ayant souffert de rhumatisme cardiaque, sept ayant souffert de cardiopathie congénitale et une de cardiomyopathie dilatative. La plupart des femmes avaient accouché environ six mois avant l’étude.

À la suite de l’insertion du DIU, aucun cas de perforation utérine, d’expulsion ou aucune grossesse ne s’est présenté, et le seul cas de syndrome inflammatoire pelvien s’est produit un an à la suite de l’insertion. Après une période de six mois, quatre femmes (10 %) ont eu des règles abondantes qui n’ont pas causé d’anémie grave et qui se sont résorbées à la suite d’un traitement médical. Seulement deux femmes ont demandé à ce que leur DIU soit retiré après trois ans, parce qu’elles voulaient devenir enceintes.

Bien qu’il s’agisse d’une étude de petite envergure, les résultats sont rassurants en ce qui concerne l’utilisation du DIU au sein de cette population qui dispose généralement d’une liste limitée d’options en matière de contraception et qui présente des risques très élevés associés à la grossesse.

Suri et coll. « Safety of Intrauterine Contraceptive Device (Copper T 200 B) in Women with Cardiac Disease », Contraception, vol. 78, no 4, octobre 2008, p. 315-8.

 

Sensibilisation accrue d’une population démographique diverse de femmes sur la contraception d’urgence

L’accès à la contraception d’urgence (CU) s’est amélioré récemment étant donné que le Canada et les États-Unis l’ont rendu accessible sans ordonnance. Mais le besoin de mieux sensibiliser divers groupes de femmes sur l’utilisation et la disponibilité de cette méthode de prévention d’une grossesse est toujours présent.

Les résultats d’une nouvelle étude sur les comportements sexuels des femmes serviront à  élaborer des programmes pédagogiques visant à fournir des renseignements sur la contraception d’urgence et la façon d’y avoir accès. Cette étude a comparé les caractéristiques des femmes ayant recours à la contraception d’urgence par rapport aux femmes qui n’ont jamais eu recours à la contraception d’urgence et qui désiraient des services de planification familiale.

L’étude a révélé que la tendance quant aux comportements sexuels risqués était semblable chez les deux groupes de femmes. Les femmes ayant recours à la contraception d’urgence étaient plus susceptibles de ne pas s’être protégées au cours de leur dernière relation sexuelle, mais étaient moins susceptibles d’avoir contracté une infection transmissible sexuellement dans le passé. Un plus grand pourcentage de femmes ont reçu une éducation postsecondaire par rapport à celles cherchant à obtenir des services de consultation familiale, étaient célibataires et disposaient d’un revenu plus élevé, bien que peu d’entre elles avaient recours à des soins médicaux réguliers.

La contraception d’urgence est efficace jusqu’à trois à cinq jours à la suite de la relation sexuelle non protégée, mais plus elle est prise tôt, plus elle est efficace. Son utilisation engendre une controverse, mais les allégations selon lesquelles les utilisatrices prendront plus de risques parce qu’elles y ont plus facilement accès se sont avérées fausses à maintes reprises.

Phipps et coll. « Characteristics of women who seek emergency contraception and family planning services », Am J Obstet Gynecol, vol. 199, no 2, août 2008, 111.e1-5.

 

À L’INTENTION DES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ
Le DIU sûr et efficace chez les femmes qui n’ont pas de connu de grossesse au-delà de 24 semaines

Bon nombre de professionnels de la santé sont réticents à recommander les systèmes et les dispositifs intra-utérins (SIU et DIU) aux femmes qui n’ont pas connu de grossesse au-delà de 24 semaines (femmes nullipares). Les dispositifs peuvent être plus difficiles à insérer chez les femmes qui n’ont jamais accouché et le risque accru d’expulsion figure parmi les complications.

Une étude récente publiée dans The European Journal of Contraception & Reproductive Health Care indique que les DIU et les SIU devraient être offerts aux femmes nullipares, puisqu’ils sont généralement bien tolérés et que les taux de satisfaction sont élevés. Ces deux moyens de contraception réversibles sont sûrs et efficaces à long terme, quoiqu’ils soient utilisés par un faible pourcentage de femmes. Au Canada, le DIU de cuivre est commercialisé sous les noms Nova-T® ou Flexi-T®, et le SIU qui renferme des hormones est commercialisé sous le nom de Mirena®.

L’étude a recruté 117 femmes nullipares pour qu’elles se fassent insérer le DIU ou le SIU par des professionnels de la santé qui ont évalué l’expérience de ces femmes sur une période d’un an. Les patientes ont rempli des questionnaires à la suite de l’insertion, puis on leur a donné l’option d’obtenir un suivi dans une clinique, par questionnaire envoyé par la poste ou par téléphone au troisième et au douzième mois.

Insertion des dispositifs

Au total, 113 (97 %) femmes se sont fait insérer le DIU (92%) ou le SIU (8 %), deux femmes ont décidé de ne pas poursuivre le processus et, chez deux autres, le clinicien n’a pas été en mesure d’insérer le dispositif. Un agent anesthésique local a été utilisé chez 23 % des femmes et un dilatateur vaginal a servi à étirer le col de l’utérus étroit au moment de l’insertion chez 9 % des femmes. Lorsqu’on leur a demandé des commentaires sur la facilité d’insertion, les cliniciens ont déclaré que 39 % des insertions étaient plus faciles que prévu, 48 % se sont passées comme prévu et seulement 8 % des insertions étaient plus difficiles que prévu.

  • Près des deux tiers des femmes ont comparé la douleur à celle liée aux règles et seulement 19 % ont déclaré que l’insertion était plus douloureuse que ce à quoi elle s’attendait.
  • Bon nombre de femmes qui ont évalué leur douleur par une note de 7 ou 8 sur une échelle de 10 avaient tout de même des commentaires positifs lorsqu’on leur a demandé comment s’était passé l’insertion.

Suivi auprès des femmes qui se sont fait insérer un DIU ou un SIU

Le DIU ou SIU original était encore en place chez la plupart des femmes qui ont fait l’objet d’un suivi après un an. Dans l’ensemble, les femmes étaient satisfaites et ont affiché une plus grande aisance 12 mois après l’insertion du dispositif, par rapport à 3 mois, même si près de la moitié des femmes ont fait état de saignements abondants, soit un effet secondaire connu du DIU en cuivre.

Un an après l’insertion, les données concernant 77 % des patientes étaient disponibles et 72 % d’entre elles avaient encore le DIU ou le SIU en place. Quinze des femmes se sont fait retirer le dispositif au cours de la première année, dont 11 en raison de saignements et de la douleur. Les femmes qui éprouvaient des règles abondantes et douloureuses avant l’insertion tendaient  moins à demander à ce que le dispositif soit retiré. Le SIU, qui libère lentement une hormone agissant sur la paroi utérine, s’est avéré en fait efficace pour réduire la douleur et les saignements, mais on dénombre peu d’insertion de système intra-utérin pendant cette étude.

Le DIU peut également être utilisé aux fins de contraception d’urgence et les femmes y ayant recours pour cette raison étaient plus susceptibles de le faire retirer. Parallèlement à d’autres taux publiés (6 % au cours d’une période de cinq ans, la plupart au cours de la première année), six femmes ont connu une expulsion du DIU. Aucune grossesse ou perforation utérine ne s’est produite.

Brockmeyer et coll. « Experience of IUD/IUS insertions and clinical performance in nulliparous women – a pilot study », The European Journal of Contraception & Reproductive Health Care, vol. 13, no 3, 2008, p. 248-54.

 

À L’INTENTION DES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ
Le contraceptif oral et les caillots sanguins

Un des effets secondaires des contraceptifs hormonaux combinés causés par l’œstrogène est une hausse du risque de caillots sanguins, comme une thrombose veineuse profonde, (TVP) qui est un caillot sanguin dans les veines importantes et profondes de la jambe, et une embolie pulmonaire (EP), soit un caillot sanguin qui se déplace de la jambe au poumon. Lorsqu’elle a recours au contraceptif oral, une femme peut voir son risque de caillot sanguin augmenter de 3 ou 4 fois, mais ce n’est pas aussi alarmant que ce à quoi on s’imagine.

Bien que les autorités réglementaires utilisent des estimations de thrombo-embolie veineuse (TEV), soit le processus de déplacement des caillots sanguins dans les veines, le taux de femmes en âge de procréer est aussi faible que 0,5 à 1 sur 10 000 femmes-année. Cette donnée sous-estime fort probablement la véritable  incidence de la TEV au sein de cette population, et une analyse récente laisse entendre qu’elle serait plus près de 5 à 10 cas sur 10 000 femmes-année.

Des études de surveillance active, qui présentent les moyens les plus précis d’évaluer le risque de conséquences rares chez les utilisatrices de contraceptifs oraux, ont révélé une incidence de caillots sanguins dans les jambes de 8 à 9 cas sur 10 000 femmes et de caillots sanguins se déplaçant vers les poumons de 2 cas sur 10 000 femmes-année.

Rassemblés, ces résultats laissent entendre que les risques de thromboembolie entraînés par un contraceptif oral de faible dose pourraient ne pas être aussi graves que ce qu’on croyait auparavant et que les risques sont minimes et, par conséquent, acceptables chez la plupart des femmes. Il y a des exceptions, dont les femmes présentant des antécédents de coagulation sanguine, celles souffrant de thrombophilie (prédisposition existante à la formation de caillots) et celles présentant des antécédents de maladie du cœur, de crise cardiaque ou d’affection vasculaire, entre autres les femmes souffrant d’affections oculaires, de maladies du rein ou d’atteintes nerveuses attribuables au diabète. Ces femmes devraient envisager d’autres options en matière de contraception.

 Heinemann LA. Dinger JC. « Range of published estimates of venous thromboembolism incidence in young women », Contraception, vol. 75, no 5, mai 2007, p. 328-36.

Dinger JC. Heinemann LA. Kuhl-Habich D. « The safety of a drospirenone-containing oral
contraceptive: final results from the European Active Surveillance Study on oral contraceptives based on 142,475 women-years of observation », Contraception, vol. 75, no 5, mai 2007, p. 344-54.


Foires Aux Questions

J’aurai 35 ans cette année et je prends la pilule contraceptive depuis environ 10 ans maintenant et ça fonctionne bien pour moi. Puis-je continuer à prendre la pilule après l’âge de 35 ans?

Les femmes peuvent continuer à prendre la pilule après l’âge de 35 ans, puisque l’âge en soi n’est pas une contre-indication. Mais d’autres raisons pourraient vous empêcher de poursuivre son utilisation selon votre état de santé. Par exemple, les contraceptifs hormonaux combinés, notamment la pilule, le timbre transdermique ou l’anneau vaginal, ne sont pas indiqués chez les femmes de plus de 35 ans qui fument plus de 15 cigarettes par jour. Consultez votre médecin pour discuter de vos options.

J’ai recours au Depo-Provera depuis les cinq derniers mois. J’aime vraiment ce contraceptif, sauf que j’ai des saignements légers à l’occasion. Pendant combien de temps puis-je m’attendre à avoir ces saignements?

Une proportion de 50 % des femmes seront aménorrhéiques (aucune règle) après un an d’utilisation du Depo-Provera®. Les saignements irréguliers se résorberont probablement après six à sept mois d’utilisation. Si ce n’est pas le cas, certaines mesures pourront permettre de les enrayer, comme la diminution ou l’augmentation de la dose ou la réduction de l’intervalle entre les injections pendant une certaine période. L’abandon du tabagisme est une autre solution.

Consultez votre médecin pour subir un frottis (test) de Pap et un test de dépistage des infections transmissibles sexuellement, si ce n’a pas été fait récemment. Votre médecin peut vous fournir les conseils appropriés et l’ordonnance nécessaire.

Y a-t-il des restrictions concernant le contraceptif oral chez les femmes souffrant de la maladie drépanocytaire?

Les femmes souffrant de la maladie drépanocytaire présentent un risque accru de maladie du cœur. Des données récentes laissent entendre que les contraceptifs oraux ont peu d’effet, sinon aucun, sur le risque de maladie du cœur au sein de la population générale, il est ainsi peu probable que les contraceptifs oraux amplifient le risque de maladie drépanocytaire.

Bon nombre de femmes souffrant de la maladie drépanocytaire présentent une certaine forme de crise cyclique de la maladie drépanocytaire liée aux menstruations où l’usage de médicaments en vue de réduire ou d’éliminer les règles est souvent favorable. Le recours au Depo-Provera® et au contraceptif oral (CO) s’est en fait avéré réduire l’occurrence des crises cycliques, le Depo-Provera® ayant affiché de meilleurs résultats que le contraceptif oral sur ce plan. La contraception hormonale n’est pas contre-indiquée et peut en fait être utile pour ces femmes.

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