Faits saillants
Un spermicide très prisé ne confère aucune protection contre les ITS, comme nous l’avons auparavant cru
Des études ont réfuté la croyance populaire voulant que le spermicide au nonoxynol-9 assure une protection contre la chlamydiose, la gonorrhée et le VIH, soit trois infections transmissibles sexuellement (ITS) pernicieuses.
En fait, le nonoxynol-9 (ou N-9) peut entraîner une augmentation du risque de contracter le VIH d’un partenaire infecté en raison de l’irritation qu’il peut causer sur la paroi vaginale ou rectale.
Bon nombre de produits contraceptifs, comme le film contraceptif vaginal, les mousses vaginales, les gels et les ovules de prostaglandine, ainsi que certains condoms, renferment le spermicide prisé. Les consommateurs peuvent se procurer ces produits sans ordonnance et sans consultation avec leur médecin.
La Food and Drug Administration (FDA), a récemment stipulé que tous les produits contenant du nonoxynol-9 doivent porter une étiquette indiquant que ce médicament ne confère aucune protection contre les infections transmissibles sexuellement. La mise en garde devrait inclure les éléments suivants :
- Pour utilisation vaginale seulement et non rectale ou anale;
- Le nonoxynol-9 ne confère aucune protection contre les infections transmissibles sexuellement (ITS) et peut accroître le risque de contracter le VIH;
- Ne pas utiliser si un des partenaires est atteint du VIH/sida ou si vous ne savez pas si votre partenaire en est atteint;
- le nonoxynol-9 peut entraîner des irritations vaginales. Mettre fin à l’utilisation et consulter un médecin si vous ou votre partenaire éprouvez des irritations;
- Les condoms en latex réduisent grandement le risque de transmission du VIH et d’autres infections;
- Comme certains condoms renferment du nonoxynol-9, assurez-vous d’utiliser des condoms sans nonoxynol-9 si l’un des partenaires est atteint du VIH/sida, a plusieurs partenaires sexuels ou présente d’autres facteurs de risque du VIH;
- Aucune donnée ne corrobore que l’ajout du nonoxynol -9 à un condom diminue le risque de grossesse plus que l’utilisation de condoms sans nonoxynol -9.
Food and Drug Administration , « FDA issues warning for nonoxynol-9 products » , Contraceptive Technology Update (1er mars 2008)
À quelle fréquence les adolescents discutent-ils de contraception et d’ITS avant d’avoir des relations sexuelles pour la première fois?
Plus un adolescent en connaît sur les pratiques sexuelles sécuritaires, plus les possibilités qu’il discute de contraception ou d’infections transmissibles sexuellement (ITS) avec son partenaire avant d’avoir des relations sexuelles seront grandes.
Une étude effectuée auprès d’adolescents américains de la 7e à la 12e année s’est attardée sur les facteurs qui incitent les adolescents à avoir des discussions ou non sur la contraception et les ITS avant d’avoir une relation sexuelle. Des sondages et des entretiens internes ont été menés à un intervalle d’un an auprès de plus de 1 400 adolescents qui ont eu leur première relation sexuelle entre le premier et le deuxième entretien.
Les filles abordent les sujets des ITS et de la contraception avant leur première relation sexuelle à une plus grande fréquence (53 %) que les garçons (45 %). Les possibilités d’aborder ces sujets avant d’avoir des relations sexuelles étaient beaucoup plus grandes lorsque les participants avaient des notions sur les condoms.
Cette conversation a beaucoup à voir avec la façon dont vous communiquez avec les dernières personnes auxquelles vous voulez penser pendant les relations sexuelles, soit vos parents. Les possibilités de discussion sur les ITS et la contraception avec un partenaire avant d’avoir des relations sexuelles sont plus élevées lorsque les élèves ont en général des communications ouvertes avec leurs parents, même sur des sujets non liés à la sexualité. Une recherche antérieure indique que les adolescents qui discutent de ces questions avec leur partenaire sont plus susceptibles d’avoir recours à des méthodes de contraception et de pratiquer une sexualité plus sécuritaire, entraînant par le fait même une diminution des risques de grossesse imprévue et de propagation d’une ITS.
Ceux qui ont eu leur première relation sexuelle à un âge plus tardif, qui ont eu plus de rendez-vous amoureux et qui ont entretenu des relations plus longues sont plus susceptibles de discuter de contraception ou d’ITS.
Les auteurs laissent entendre que le jeu de rôles pourrait être utile pour que les adolescents se sentent plus à l’aise de discuter de ces sujets souvent délicats.
Ryan S, Franzetta K, Manove J and Holcombe E. « Adolescents’ Discussions About Contraception or STDs with Partners Before First Sex », Perspectives on Sexual and Reproductive Health, vol. 39, no 3, 2007, p. 149–157.
À L’INTENTION DES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ
Des femmes pourraient subir une chirurgie de réduction des lèvres génitales pour les mauvaises raisons
Certaines femmes qui croient que leurs organes génitaux externes ont une apparence anormale sont prêtes à subir une chirurgie pour réduire la taille de leurs lèvres. Tout comme d’autres parties de l’anatomie humaine, l’apparence des lèvres génitales varie d’une femme à l’autre et change au fil de la puberté et de l’âge. Des maladies peuvent également toucher l’apparence des lèvres et de la vulve, mais elles sont rares.
Des chercheurs ont interrogé six patientes sur la chirurgie de réduction des lèvres génitales et ont cherché des thèmes courants dans leurs expériences. Ces femmes sont toutes insatisfaites de l’apparence de leurs lèvres génitales et percevaient que celles-ci étaient anormales ou « bizarres », malgré le fait que certaines d’entre elles reconnaissaient que les variations entre les femmes étaient naturelles. Elles percevaient l’apparence de leurs lèvres génitales comme étant anormales sans avoir une idée particulière de ce qui est normal. Ces perceptions étaient parfois entraînées ou renforcées par les médias ou d‘autres personnes, comme les pairs, les mères et des professionnels de la santé.
Certaines patientes ont des attentes irréalistes entourant la chirurgie de réduction des lèvres. La chirurgie pourrait ne pas être la bonne solution pour elles. Il y a des limites à ce que la chirurgie peut offrir à une patiente et certaines femmes seront toujours insatisfaites de leur apparence. Deux des femmes qui ont participé à l’étude étaient insatisfaites des résultats de leur chirurgie et ont choisi de subir une deuxième intervention. Les femmes qui étaient actives sur le plan sexuel espéraient en retirer une amélioration de leur vie sexuelle, et certaines espéraient même sauver leur relation du naufrage. Mais la participation et l’intérêt sexuels sont étroitement liés à l’image de soi. Une consultation pourrait être plus utile que la chirurgie, mais elle n’est pas disponible à grande échelle et bon nombre de femmes sont réticentes à l’idée de consulter. Il est important que les filles et les femmes soient éduquées sur la variation naturelle de l’anatomie et de la symétrie.
Bramwell R, Morland C, Garden A. « Expectations and experience of labial reduction: a qualitative study », BJOG vol. 114, 2007, p. 1493–1499.
Le mois de mai marque la troisième Course contre le VPH, un événement créé par la Corporation de sensibilisation VPH, pour amasser des fonds et promouvoir la sensibilisation au virus et la prévention du VPH qui est devenu la cause principale du cancer du col de l’utérus et l’infection transmissible sexuellement la plus courante au monde.
Joignez-vous à la Corporation de sensibilisation VPH le 10 mai prochain à Toronto ou le 17 mai à Montréal. Des performances musicales, un BBQ et des prix seront au menu de cette activité. Les participants peuvent choisir de marcher 2,5 km ou de courir 5 km et ceux qui amassent 100 $ en dons verront leur nom inscrit au tirage d’un grand prix. Tous les bénéfices de l’événement de Montréal seront versés à la Fondation de l’Hôpital Sainte-Justine pour un programme de prévention du VPH et de sensibilisation à cette infection.
La date limite pour l’inscription est le 9 mai pour l’événement de Toronto et le 16 mai pour l’événement de Montréal.
Pour obtenir plus de renseignements ou pour vous inscrire, visitez le site www.hpvawareness.org
Foires aux questions
Je souffre d’épilepsie et je veux prendre la pilule contraceptive. Puis-je prendre n’importe quelle marque avec mes médicaments (Tegretol et Frizium)?
Non, ce ne sont pas toutes les marques qui vous conviendront. Certains médicaments anti-épileptiques touchent le métabolisme de la pilule contraceptive. Tegretol (carbamazépine) et Dilantin (phénytoïne) accroissent tous deux la décomposition de l’œstrogène contenu dans la pilule. Si vous prenez ces médicaments, vous devez avoir recours à une pilule contraceptive renfermant une dose plus forte d’œstrogène, soit 50 microgrammes d’éthinylœstradiol, plutôt qu’une pilule normale de faible dose ou de très faible dose. Les niveaux de Dilantin doivent également être suivis. Les contraceptifs qui ne renferment pas d’œstrogène, comme le Depo-Provera ou un dispositif intra-utérin (DIU), sont également des solutions raisonnables si vous ne prenez pas la pilule.
Si je prends la pilule chaque matin mais à des heures différentes, me conférera-t-elle tout de même une protection contre une grossesse?
Oui, mais plus vous en faites une utilisation régulière, plus vous pourrez compter sur la pilule pour vous protéger contre une grossesse. Les jours suivant votre semaine sans hormones ou la prise des placebos constituent le moment le plus crucial pour prendre vos pilules à temps. Si l’intervalle de sept jours sans pilules est prolongé, le risque d’échec sera plus élevé. Les taux d’échec dans le cas d’une utilisation parfaite, laissant entendre que vous avez pris la pilule à la même heure tous les jours et que vous n’en avez oubliez aucune, est d’environ 0,1 %. Par contre, dans le cas d’une utilisation typique, tenant compte d’une utilisation moins régulière et de l’oubli de la prise de pilules, les taux d’échec sont d’environ 3 à 8 %. Il est nécessaire de prendre sa pilule aussitôt que possible si on l’a oublié et qu’on la prend plus tard, même si cela signifie d’en prendre deux simultanément. Si cette situation se produit au cours de la première semaine de la prise des pilules actives, vous devriez envisager d’avoir recours à une méthode de contraception d’appoint, comme les condoms, pour les sept journées suivantes. Il se pourrait même que vous deviez prendre la contraception d’urgence.
Est-il normal pour une femme d’éliminer un liquide clair au moment d’un orgasme intense?
Oui, les glandes qui lubrifient le vagin sécrètent souvent de petites quantités de liquide pendant l’excitation sexuelle ou l’orgasme. Mais, certaines femmes ne font pas l’expérience de l’éjaculation féminine.
Je prends des antibiotiques pour une infection de la gorge et je me suis fait dire que ma pilule contraceptive pourrait ne pas être aussi efficace pendant la prise des antibiotiques. Que devrais-je faire?
On dit souvent que la prise d’antibiotiques peut interagir sur l’efficacité de la pilule contraceptive, mais les seuls antibiotiques qui se sont révélés avoir un effet sur l’efficacité de la pilule contraceptive sont la rifampine et la griséofulvine, lesquels ne sont pas couramment prescrits. La pilule pourrait s’avérer moins efficace si vous prenez des antibiotiques pour le traitement d’une infection qui provoquent la nausée et des vomissements et que vous n’arrivez pas à ingérer vos pilules. Si l’oubli de la prise de vos pilules vous tracasse, il serait sage d’avoir recours à une méthode contraceptive d’appoint comme le condom pendant deux semaines jusqu’à ce que la maladie se soit résorbée.

Cliquer ici pour en apprendre davantage


