Faits saillants
ARTICLE POUR LES PROFESSIONELS DE LA SANTÉ
Pour les professionnels de la santé CDC recommande un changement dans le traitement de la gonorrhée
Le taux de la gonorrhée résistante aux quinolones a augmenté au cours des dernières années. Initialement, les populations principalement touchées étaient les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes (HRSH) et celles de Californie et d’Hawaï. Cette année, nous avons observé une importante hausse du taux de gonorrhée résistante chez les hommes hétérosexuels, soit de 0,6 % à 7 %.
Les antibiotiques de première intention étaient les quinolones, qui comprenaient la ciprofloxacine. Ce traitement était pratique car le médicament était facilement accessible et pouvait être administré en une dose. Maintenant, on recommande de passer à la céphalosporine. Les deux médicaments recommandés sont la ceftriaxone, 125 mg IM (injection d’une dose), ou le cefixime, 400 mg, pris oralement (une dose).
Bien que la chlamydiose soit moins courante au Canada, la gonorrhée est tout autant préoccupante en raison d’effets indésirables possibles à long terme. Même si l’infection en tant que telle ne présente souvent aucun symptôme, elle peut entraîner l’infertilité chez les hommes et les femmes et elle accroît les risques d’acquérir le virus du sida. L’infection à chlamydiose ou la gonorrhée peut attirer les cellules infectées par le VIH à la surface de la peau chez les gens atteints par le VIH, rendant plus probable la transmission chez un partenaire. Chez les gens souffrant de la gonorrhée mais qui sont séronégatifs pour le VIH, les cellules CD-4 (les cellules infectées par le VIH) sont beaucoup plus attirées vers la surface de la peau que chez les gens non atteints par la gonorrhée, facilitant ainsi l’infection de leurs cellules par le VIH.
Pourquoi certaines femmes saignent-elles après une utilisation de six mois de Mirena?
Les saignements irréguliers ou légers sont un effet indésirable courant trois à quatre mois à la suite de l’insertion du SIU et diminuent habituellement au fil du temps. Toutefois, certaines femmes qui ont recours au SIU depuis plus de six mois sans problème peuvent connaître des saignements de façon soudaine. On ne connaît pas les raisons de cette situation, ni le meilleur moyen de la prendre en charge.
Des chercheurs suédois ont récemment examiné 30 femmes ayant recours au SIU Mirena pour trouver les causes de ce saignement tardif. Les femmes qui connaissent des saignements non prévus après une longue utilisation étaient plus susceptibles de présenter des polypes et des fibromes intra-utérins, ou un SIU Mirena mal inséré. En replaçant le SIU, la majorité des symptômes des femmes se sont atténués au point où elles se sentaient à l’aise de continuer à utiliser le contraceptif, quoiqu’une patiente a dû se faire enlever le SIU à la suite de la remise en place en raison de saignements continus.
Les résultats de l’étude indiquent que les causes courantes de saignements, comme la grossesse, une infection ou une lésion cervicale, devraient être éliminées et qu’une hystéroscopie devrait être pratiquée pendant que le SIU est encore en place pour diagnostiquer la présence d’une masse ou d’un polype intra-utérin et confirmer l’endroit précis du SIU avant qu’il soit retiré ou remplacé.
Ronnerdag M, Odlind V. « Late bleeding problems with the levonorgestrel-releasing intrauterine system: evaluation of the endometrial cavity », Contraception, vol. 75, no 4, avril 2007, p. 268-70
Nouveau médicament à l’étude comparé à Plan B pour la contraception d’urgence
Trois formes de contraception d’urgence (CU), dont la méthode Yuzpe, Plan B (lévonorgestrel seulement) et le dispositif intra-utérin (DIU) sont présentement sur le marché. Plan B et la méthode Yuzpe peuvent être pris jusqu’à cinq jours après une relation sexuelle non protégée, mais ils sont plus efficaces s’ils sont pris le plus tôt possible. D’un autre côté, le DIU de cuivre peut être inséré dans l’utérus, en tant que contraceptif d’urgence, jusqu’à une semaine à la suite de la relation sexuelle non protégée.
Un groupe de recherche de Pittsburgh a examiné un nouveau médicament renfermant un progestatif aux fins de contraception d’urgence. Le médicament d’essai de deuxième génération CDB-2914 a été comparé à Plan B. Dans le cadre de cette étude, 775 femmes ont reçu une dose de CDB-2914 et un placebo douze heures plus tard. Les chercheurs ont administré à un autre groupe de 774 femmes Plan B, renfermant deux doses of 750 mcg de lévonorgestrel prises à un intervalle de 12 heures. Dans l’ensemble, sept femmes du groupe d’étude sont devenues enceintes (efficacité de 85 %) et le groupe de Plan B a présenté 13 grossesses (efficacité de 69 %). Cette différence statistique n’est pas considérée comme étant importante. Les effets indésirables les plus courants étaient la fatigue et la nausée, la nausée se produisant un peu plus souvent dans le groupe essayant le nouveau médicament. Les deux groupes présentaient également des différences en ce qui concerne la durée du cycle menstruel à la suite de la prise du CU, soit un effet indésirable normal de la contraception d’urgence.
Creinin MD, Schlaff W, Archer DF, Wan L, Frezieres R, Thomas M, Rosenberg M, Higgins J. Progesterone receptor modulator for emergency contraception: a randomized controlled trial. Obstet Gynecol. 2006 Nov;108(5):1089-97
Foires aux questions
Quelles sont les probabilités de devenir enceinte pour une femme qui n’utilise que la pilule, en tenant compte du fait qu’elle n’en oublie aucune?
L’efficacité de la pilule contraceptive est mesurée par l’indice de Pearl. Foncièrement, cet indice évalue le nombre de grossesses qui se produiront en un an, par 100 femmes qui utilisent cette méthode de contraception. Dans le cas d’une utilisation parfaite, une ou deux femmes deviendront enceintes par 100 femmes qui ont recours à la pilule contraceptive. Toutefois, puisque la plupart des femmes n’utilisent pas la pilule de façon parfaite, le taux d’échec d’utilisation est d’environ deux à quatre femmes devenant enceinte tous les ans.
Le stress peut-il influencer l’irrégularité d’un cycle menstruel?
Oui, le stress peut assurément affecter le cycle menstruel. Certaines femmes peuvent ne pas avoir leurs règles plusieurs mois de suite en raison d’un stress extrême (comme une rupture amoureuse, la perte d’un être cher, les examens scolaires, etc). Le stress physique peut également entraîner une absence de règles. Le stress physique peut comprendre un entraînement de plusieurs heures par jour, la perte ou le gain de plus de 10 lb en une courte période ou l’insuffisance calorique pour soutenir les besoins nutritionnels de la mère ainsi que d’un bébé potentiel.
J’ai entendu dire que la pilule contraceptive peut empirer l’acné. Est-ce vrai?
Non. En fait, toutes les pilules contraceptives ont le potentiel de réduire l’acné en faisant diminuer le nombre d’hormones masculines circulant dans le sang. Certaines pilules pourraient être plus indiquées pour les femmes dont l’acné est grave ou pour celles qui réagissent mal à une certaine pilule contraceptive. Assurez-vous de consulter votre médecin si votre acné vous cause des préoccupations. En outre, les pilules contraceptives ne provoquent pas de gain pondéral.




